Mercredi 19 janvier 2011
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Reprise du sport en salle la semaine dernière, avec comme d'habitude son lot de courbatures. Malgré tout, grâce à plusieurs années de sport régulier, en une semaine la machine se remet à
fonctionner et elle en avait bien besoin !
Je modifie mon approche de la musculation : après plusieurs périodes de ma vie passées à lever du lourd pour prendre de la masse, je pars cette fois ci dans une optique d'assouplissement, de
travail sur le tonus musculaire et le fonctionnement anaérobie, en dette d'oxygène. L'idée est donc de se muscler sans grossir, par séries plus légère et répétitives.
Je n'ai pas encore tout à fait trouvé le rythme car je n'ai pas d'expérience dans ce type d'entrainement , mais je vais m'y adapter progressivement.
CARDIO : 1 séance hebdo de 1h à des pointes de 80% de mon rythme aximal.
MUSCULATION : 3 séances hebdo après échauffement cardio
STRETCHING : 15 à 20mn en fin de chaque séance
YOGA : 1 séance de 1h30 hebdo
Egalement je découvre le yoga.
Discipline de référence chez de nombreux apneistes, je l'aborde de manière plutôt cartésienne dans l'optique d'assouplissement, de travail du souffle et de vide intérieur.
Je cherche clairement à "épurer" mon organisme, j'en ai besoin par phases, et cette reprise du sport s'accompagne d'un régime hyper protéiné drastique, afin d'éliminer.
Et bien sur ce retour au travail du corps, qui conditionne les muscles mais aussi articulations, nerfs et mental, doit bien profiter à l'apnée.
Egalement je commence à mieux gérer le dynamique, je peux enfin y aller régulièrement grâce à un emploi du temps plus simple à gérer. Je sens que mes mouvements sont beaucoup plus fluides, avec
un palmage venant du bassin et un haut de corps beaucoup plus stable et hydrodynamique. Les sensations commencent à être agréables.
Photo Jayhem (c)
Pourtant, je me sens parfois étrangement déséquilibré entre corps et esprit lorsque je suis dans l'eau, alors qu'il n'y a pas de raisons apparentes pour cela.
Pire, la séance de statique de la semaine dernière s'est révélée être un calvaire alors que le Yoga de l'après midi même m'annonçait une bonne décontraction...
5" de statique plusieurs fois 2 semaines auparavant, je sors dans la pire série à 2"45' ce soir là. Pas envie de lutter tout simplement, sensation autant physique que psychologique. Peut être la
reprise en salle m'a-t-elle fatigué, les courbatures, le régime, le boulot et son stress...
Mais alors où est la part de mental, où est la part de physique en apnée ?
On peut trouver bien des prétextes à une performance ratée ou réussie, mais on comprend à chaque essai la part d'ignorance de soi dont nous sommes affublés. A quoi tiennent les périodes
ascendantes, où l'on progresse, et les descendante sans envie ?
Je me rend bien compte que rien n'est acquis, et l'apnée à ça d'exceptionnellement humain qu'elle nous apprend à apprécier l'humilité. On peut toujours blâmer en fin de séance les jambes ou le
mental, mais il faut juste accepter d'être humain. Que le muscle brûle plus un jour qu'un autre, que le mental soit plus d'acier un soir qu'un autre, c'est la somme de l'humain qui défini nos
performances au delà de la protéine ou du repos. C'est elle qui façonne notre détermination.
Cela fait mûrir. Et même si parfois un gout amer reste à ne pas avoir poussé plus un temps en statique, une distance en dynamique, une profondeur en mer, chaque apnée nous fait avancer de
l'intérieur.
C'est bien là qu'est la plus grande progression...